L’horloger Jean-Pierre Jaquet risque entre cinq et sept ans de prison ferme.

28 sept
2008

Douze ans de prison ferme pour l’Italien qui a organisé les brigandages et le recel d’or et de montres de luxe, cinq à sept ans de prison ferme pour l’horloger Jean-Pierre Jaquet, complice de ces méfaits: ce sont parmi les peines les plus lourdes requises vendredi par le Ministère public neuchâtelois devant le Tribunal pénal économique du canton de Neuchâtel.

Contre les 13 autres accusés de l’”affaire Jaquet”, le procureur général Pierre Cornu a réclamé des peines allant de 10 jours amende avec sursis à huit ans de prison ferme. Le patron de l’entreprise de polissage Miranda risque ainsi quatre ans et demi de prison pour le recel de l’or volé en janvier 2002 à l’occasion du brigandage d’un fourgon devant sa propre fabrique.

Un autre protagoniste de ce braquage, au cours duquel le chauffeur de la camionnette avait été séquestré, encourt six ans de prison. Un cinquième accusé, impliqué pour sa part dans le brigandage de l’usine RSM du Locle pourrait passer six ans et demi derrière les barreaux. Enfin le procureur s’est encore montré sévère envers un sixième prévenu qui a participé aux deux brigandages et tiré des coups de feu contre l’usine Jaquet: il a requis huit ans de prison.

Les prévenus sont accusés, à divers degrés, de faux dans les titres, vol, recel, contrefaçon de montres, trafic de montres volées et, pour certains, de brigandage et de séquestration.

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