L’horlogerie ne mord pas la poussière à Baselworld
avril 2, 2009 dans Revue de presse par WatchTribe
Janvier et février catastrophiques pour l’horlogerie suisse: la branche craignait d’émerger de Baselworld encore plus déprimée. Elle devrait au minimum s’éviter le blues, au vu des propos recueillis mardi sur place.
Si les montres donnent toutes la même heure à Bâle, les horlogers font à peu de choses près de même. Mais sans les chiffres. Prudence donc, car la réalité est toujours plus belle en rose.
Reste que les mines défaites, on ne les rencontre pas souvent dans les travées du premier salon horloger mondial. Costars à la page, stands (dont quarante nouveaux) toujours aussi luxueux plantés dans la moquette, l’horlogerie parie toujours sur son image. Dans les halles principales surtout, où la fine fleur helvétique en impose toujours autant.
Dans les vitrines, les produits tendent à rivaliser par la taille, et par un certain goût pour le foncé et l’obscur. Pas mal de classicisme aussi, comme si la machine industrielle avait anticipé la crise, encore un peu récente pour avoir chamboulé complètement les collections.
Tag Heuer est une marque sportive fortement implantée aux Etats-Unis. Comme la majorité de ses homologues, elle attendait un salon très difficile. PR manager, Mariam Sylla signale une activité et une présence plutôt importante des clients – réels ou potentiels.
«2008 était une année incroyable, presque indécente. Cette année, les ventes atteignent le niveau de 2007», grosse année, elle aussi. Officiellement donc, «aucune nervosité» à signaler pour la marque chaux-de-fonnière propriété du groupe français LVMH.
Un état d’esprit d’autant plus positif que le (petit pour la marque) marché français, comme l’Italie et l’Allemagne, semble faire la fête à une réédition de la montre Monaco qui devrait rassurer Bernard Arnault, le grand patron du groupe…
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